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La
particularité première de l’Univers réside
dans sa capacité d’auto régulation. Dans la langue
française le mot «ça», ça
fonctionne, ça marche, ça va, traduit cette autonomie
dans laquelle il serait audacieux d’intervenir. Si nous
créons l’Univers par notre conscience, comme
l’affirme Grabovoï, nous l’activons par notre
façon d’être.
Suivant notre état d’être, nous allons entrer en
résonance avec les différentes facettes de
l’Univers. La notion de pilotage cher à Grégori
Pétrovitch est certes possible, mais dans une certaine mesure
seulement. En effet, si tout repose sur un équilibre, le
fait de vouloir quelque chose et de l’obtenir par
différentes méthodes, telles que la loi
d’attraction ou les technologies bio informatives, va
immanquablement donner des résultats, mais à quel prix ?
En supprimant le symptôme par différentes méthodes
énergétiques, chimiques, ou chirurgicales, la
médecine obtient un résultat que l’on
considère comme une guérison. Toutefois
l’expérience montre que si les résultats sont
indéniables dans l’immédiat, ils aggravent la
situation dans le temps, car la cause profonde de la
«maladie» n’a pas été, ni vue, ni
neutralisée. Tôt ou tard la «maladie»
revient. Si elle est perçue comme une nouvelle pathologie,
traitée de manière analogue, elle produira
ultérieurement des réactions de plus en plus fortes.
Cette suite d’événements porte le nom de
«dossier médical» du malade.
Dans les techniques de pilotage, le processus va présenter de
nombreuses analogies. Le résultat va apparaître, mais il
va apparaître au détriment de quelque chose. Si
l’Univers repose sur un équilibre, le fait de vouloir
quelque chose apporte un déséquilibre. L’obtention
d’une richesse matérielle va appauvrir le plan
spirituel. Les manques dans le plan spirituel vont à leur
tour générer des problèmes de mal être, de
dépression voire de maladie ou pire de suicide. (Dans la Chine
ancienne, on ne combattait pas le mal, mais on veillait à le
maintenir en équilibre avec le bien).
Est ce à dire que l’on ne peut rien changer dans notre plan de vie ?
Oui et non.
En cela le Tao, avec ses règles fondamentales du «Non
Désir», du «Non Savoir», du «Non
Faire», du «Non Lutter» et du «Non Etre»,
nous apporte une merveilleuse leçon de conduite. La phrase
peut-être la plus maléfique au monde est : vouloir bien
faire. Que de vilenies, de viols de conscience, de chasses aux
sorcières, d’enfants éduqués en tant que
«photocopies» des parents, ont été
perpétrés au nom de ce «vouloir bien
faire». La volonté se heurte toujours au cours
normal des choses.
En revanche, l’Amour des autres, l’Amour de Soi, un Amour
désintéressé, crée les liens
nécessaires à la paix. Notre façon
d’être agit harmonieusement sur les
évènements simplement par son rayonnement. Aussi,
accordons nous dans nos ateliers une place essentielle à cet
état d’être avec, comme passage obligé, la
connaissance de nous même et la découverte de notre place
au sein de l’Univers. Ce travail permet de jeter le masque,
d’abandonner les vieilles idées et de découvrir
notre propre visage libéré des compromissions et des jeux
de rôle. Des larmes peuvent générer cet auto
enfantement mais elles sont suivies de larmes de bonheur et de joie.
Serge Fitz
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